Chaque début de juin, il se passe quelque chose d’un peu particulier dans notre atelier de la rue des Alouettes. L’air change. Les plateaux changent. Et sans qu’on ait besoin de se concerter, on se retrouve tous à tourner autour de la même chose : les premières fraises de saison.
Ce n’est pas une décision, c’est presque un réflexe. Quand le fruit est là — vrai, parfumé, gorgé de soleil — on s’arrête tout le reste et on lui fait de la place. C’est ça, travailler en pâtisserie artisanale : laisser la saison écrire le menu à notre place.
La fraise, un fruit qu’on ne triche pas
Il y a des fruits qui pardonnent les approximations. La fraise n’en fait pas partie. Elle est d’une franchise absolue : si elle est médiocre, tout le monde le sait. Si elle est exceptionnelle, elle n’a besoin de rien d’autre que d’elle-même.
Chez Ginko, on choisit nos fraises avec la même attention que nos thés japonais ou notre chocolat de couverture. On cherche cette acidité douce, ce parfum légèrement herbacé qui disparaît trop vite dans la saison. C’est un fruit de l’instant. Et c’est exactement pour ça qu’on l’aime.
En pâtisserie, la fraise trouve des partenaires inattendus — ceux qui la soulignent sans l’écraser. C’est toujours notre point de départ : quel accord va révéler quelque chose qu’on n’avait pas encore vu dans ce fruit ?
Ce que juin inspire côté création
Pour ce début d’été, on a travaillé autour d’une tarte qui restera à la carte jusqu’en août : une base sablée bretonne bien beurrée, une crème vanille douce, et les fraises posées simplement dessus.
Ce qui la rend un peu unique, c’est le poivre timut. C’est un poivre du Népal, aux notes florales et légèrement agrumées — presque comme du pamplemousse rose. Quelques grains finement concassés sur la tarte juste avant de servir, et ça change tout. L’acidité de la fraise trouve un écho inattendu, la vanille s’ouvre différemment. C’est le genre de détail qu’on n’explique pas en vitrine, mais que les clients sentent tout de suite.
Une tarte lumineuse, un peu poivrée, florale. C’est exactement ce qu’on voulait pour cette saison.
Pâtisserie Paris 19 : ce que la proximité change tout
Ce que peu de gens réalisent, c’est à quel point l’adresse influence ce qu’on crée. Être une pâtisserie artisanale dans le 19e, à deux pas des Buttes-Chaumont, ça façonne notre rapport au rythme des saisons différemment d’une boutique en hypercentre.
Nos clients du quartier nous connaissent. Ils reviennent chaque semaine, ils remarquent quand on change quelque chose, ils nous racontent leurs anniversaires, leurs goûters d’enfants, leurs dimanches en famille au parc. Cette proximité, on la ressent dans notre façon de créer : on fait des pâtisseries pour des gens qu’on voit en vrai, pas pour des photos.
Juin, c’est aussi la saison où la terrasse du café voisin se remplit, où les familles reviennent des Buttes-Chaumont avec des enfants en sueur et l’envie de quelque chose de frais et de beau. On pense à eux en préparant nos vitrines. C’est aussi simple que ça.
À vous de jouer
La tarte fraise-timut est disponible dès maintenant en Click & Collect sur patisserieginko.com. Commandez pour un retrait au 33 rue des Alouettes, Paris 19e — du mardi au dimanche.
On vous conseille de commander la veille : les fraises ne restent jamais longtemps.
L’équipe Ginko



